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Histoire de Charpey

Notre village de Saint-Vincent fut, pendant longtemps associé à Charpey, ce village voisin groupé autour de son piton rocheux, avec l'église située au sommet.

 

 Cette disposition était un impératif de sécurité. La foi chrétienne édifiait un prieuré ou une chapelle, quelques habitations s'implantaient autour où il y avait un refuge pour les pèlerins. Nécessité de construire une muraille circulaire, des remparts pour se protéger des pillards ou des bandes armées qui parcouraient les campagnes. De la cime de la butte, il est possible de surveiller et de ne pas être pris au dépourvu. 

 

Les archéologues ont trouvé de nombreuses médailles dans la région et ont déduit que les légions romaines devaient avoir séjourné dans la plaine. 

 

Au XII ème siècle, une charte valentinoise cite "Charpeï" que le cartulaire de l'Abbaye de Léoncel appelle "Charpe" en 1199. L'église de Charpey fut fondée par l'Abbaye de Léoncel dont elle dépendit pendant longtemps. Elle avait une grande importance, englobant les paroisses de Saint-Vincent. Bésayes, Saint-Didier, toutes rattachées au diocèse de Valence

 

Dans le régime féodal, la terre appartenait aux Comtes de Valentinois, dont les droits seigneuriaux s'étendaient sur Barbières et Châteaudouble. Or, les évêques de Valence avaient des terres à Montélier et Alixan. D'où naquirent des contestations, des disputes et même des batailles rangées. Et on guerroya dans ce coin durant plusieurs siècles, en particulier en 1345 où les troupes de l'évêque vinrent incendier les maisons de Charpey.

 

A la suite de ces graves désordres, le Nonce du Pape et l'Archevêque de Lyon se réunirent avec les notables du pays pour essayer de ramener la paix. Ils aboutirent laborieusement à un compromis, mais, ces Eminences parties, la lutte reprit de plus belle. Ce n'est que longtemps après que fut signé un traité de paix à Chabeuil entre les belligérants. 

 

Mais de nouveaux malheurs intervinrent dès 1560 avec les guerres de religion. Les Huguenots se rendirent maîtres de Charpey et le village de Saint-Vincent fut en partie détruit, en particulier la Commanderie et l'église en 1577

 

D'après "l'Echo de la Drôme et de l'Ardèche" des 21 et 28 décembre 1974. 

 

Historique de Charpey :

1070 Castrum de Carpiaco

XII ème siècle Charpei 

1199 Charpe.

1277 Castrum de Charpeio

1284 Castrum Charpeyi, Charpeyum

1487 Homines Charpeysii

 

Avant 1790, Charpey était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et de la Sénéchaussée de Crest, comprenant les paroisses de Bésayes, Charpey, Saint-Didier et Saint-Vincent, toutes 4 du diocèse de Valence. Celle de Charpey, en particulier, avait Saint-Nicolas pour patron et son curé pour décimateur.

 

La terre ou seigneurie de Charpey, qui comprenait à l'origine tout le mandement de ce nom, mais de laquelle furent démembrées, au XII ème siècle la paroisse de Saint-Vincent et, au XIII ème siècle celle de Saint-Didier, était du patrimoine des Comtes du Valentinois. Elle fut engagée de 1398 à 1437 aux Roussillon, viagèrement donnée de 1444 à Gaubert des Massues, puis à Robert de Grammont et enfin vendue sous faculté de rachat en 1494 aux Lattier qui s'éteignirent en 1615 chez les Clermont-Chatte. Ceux-ci eurent pour héritiers, vers le milieu du XVIII ème siècle, les Caillebot de la Salle, derniers seigneurs de Charpey. 

 

En 1790, la communauté de Charpey devint une municipalité du canton de Montélier, mais la réorganisation de l'An VIII en a fait, une commune du canton de Bourg-de-Péage, de laquelle la commune de Bésayes a été distraite en 1873 (commune distincte). Le mandement de Charpey (1449) avait la même étendue que la commune de ce nom.

Il y avait 400 chefs de famille dans le territoire de Charpey en 1689 et 367 en 1789.

(Dictionnaire de la Drôme). Fonds local.

 

En 1835, cette commune a une population de 2770 habitants. Elle se compose des villages de Charpey, Bésayes, Saint-Vincent et Saint-Didier

 

Charpey est sur un coteau, à 13 km de Romans et 18 de Valence. Son territoire est fort étendu. Le ruisseau de Guimand, les torrents de Barberole et de Boisse et plusieurs autres sources abondantes l'arrosent en divers sens. 

 

Ses productions principales sont les graines et les fourrages. On y récolte aussi des noix, des amandes, de la soie et même des châtaignes. Les marrons de Saint-Vincent, surtout, ont quelque réputation. On y fabrique de petites étoffes. Il s'y tient deux foires par an. 

 

Il est parlé plusieurs fois de Charpey dans l'histoire de nos troubles civils. On y voit notamment qu'en 1345, il fut réduit en cendres, dans la guerre que se firent l'évêque de Valence et Aimar de Poitiers, comte de Valentinois. 

 

C'est la patrie de Jean de Boeton, connu sous le nom de "Buteo", chanoine régulier de Saint-Antoine, né en 1492 et mort à Romans en 1564. C'était un des plus savants mathématiciens de son siècle. 

 

On voit, aux "Thévenins", chez M. le colonel de Coston, sur la route d'Alixan à Bésayes, le taurobole qui a été transporté de Rochefort-Samson, où il a été trouvé il y a près d'un siècle dans les ruines d'une ancienne église, au quartier de Saint-Genis. Il est en pierre calcaire très dure. Il a trois pieds de haut et sur ses faces sont gravés les instruments victimaires et l'inscription "MARTI AVE RUDIANO"

 

Site de Charpey : www.charpey.fr

 

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